Géométrie : est-ce en ciel ?

Ruelle du Pont-Vert (Vannes), 20 décembre 2019

Progression géométrique (de raison 2)

Paul Cézanne, précurseur du cubisme, conseillait de « traiter la nature par le cylindre, la sphère, le cône ». Peintre sensible à l’essentiel (est-ce en ciel ?) derrière l’accident, son œuvre témoigne d’un esprit sensible à la structure invisible qui sous-tend le visible. Cézanne était dans mes jeunes années mon peintre préféré, que je portais aux nues. Savait-il que le ciel (les orbites planétaires) est organisé selon des rapports géométriques ? Avait-il besoin d’ailleurs de le savoir, lui qui sentait intérieurement les choses dans leurs essences.
Photographier est pour moi un élan de nature géométrique, un instinct vers l’abstraction qui me pousse à ordonner les formes selon un agencement dont seule Dame Nature a le secret.
Me laissant mener par cette tendance foncière, il m’arrive d’épurer mon regard dans une quête fragile de simplicité formelle. Je dois beaucoup à Paul Cézanne.

Ruelle du Pont-Vert (Vannes). Fils électriques découpant l’espace. La silhouette du goéland y trouve sa place… selon mon point de vue.
Paul Cézanne, Etude pour un arbre, 1885-90.
« La compréhension de la nature devint tout à la fois mobile, point de départ et objectif ; car son originalité était moins celle de l’inventeur que celle du témoin oculaire doté d’un flair infaillible pour l’essentiel, qui savait présenter de manière nouvelle même des sujets banals, et qui transformait en objets intellectuels » (Götz Adriani, in Cézanne, Aquarelles, bibliothèque des Arts, Paris, 1981)

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